Draguer une fille dans la rue : dilemme du siècle

En 2016, j’avais réalisé une vidéo qui simulait une situation de harcèlement, c’est-à-dire un même individu qui agresse à maintes reprises une même personne. Le visionnage peut être amusant, gênant, choquant, il en dépend réellement de la perception de chacun et de quel point de vue on se place.

 

La détresse est telle que certains, pris par leurs émotions, n’ont pas pu faire appel à leur esprit critique pour relever les nombreuses incohérences. Que je prétende être convoqué par la justice pour mes actes et que je pense qu’elle l’a fait pour me revoir .. A quel moment on peut être aussi con dans le monde réel ?

J’ai décidé d’en remettre une couche avec une nouvelle vidéo qui pousse encore plus loin dans l’absurdité mais aussi dans le registre émotif puisque le présumé agresseur confronte la victime au visionnage de sa propre agression, en s’imaginant qu’elle pourrait s’en délecter.

 

Heureusement que le ridicule ne tue pas car le personnage que je joue n’en manque pas. Entre ces nombreuses injonctions envers « ses muscles », les questions gênantes et les interprétations complètement délirantes, on peut en rire, en être gêné, énervé mais ce n’est pas vraiment sympathique.

On est loin de la culture du viol et de la domination masculine dans cette vidéo dans le sens où mon personnage n’inspire pas grand chose d’autre que du R.I.D.I.C.U.L.E. !

Maintenant, ces vidéos sont dépassées par des sujets plus sérieux.

Draguer dans la rue : un besoin pour certains

Pour ma part, je n’ai jamais été intéressé par la drague de rue. Le simple contact visuel d’une personne, aussi belle qu’elle puisse être, ne m’a jamais suffi à relever assez d’intérêt pour que je souhaite faire connaissance. Et le risque de paraître intrusif au regard d’un inconnu ne me convient d’aucune mesure.

Cependant, j’ai toujours pu bénéficier de moults manières de rencontrer des filles qui me plaisent. Ce qui est loin d’être le cas de tout le monde, certains sont restreints à des routines mortelles ne leur faisant bénéficier que de peu d’opportunités hormis la rue et les endroits du quotidien (supermarché, magasins …).

Pourtant, il existe des endroits dédiés aux rencontres comme les boîtes de nuit ou Tinder, mais est-ce qu’on s’y sent tous à l’aise et sérieusement ? Trouver l’amour en boîte de nuit, à un speed dating ou à une soirée alcoolisée, est-ce qu’on veut tous ça ?

Tiré du film « La vie est belle » avec Roberto Begnini

Le marché de l’amour : les femmes ont l’avantage

On veut souvent nous faire miroiter une égalité parfaite entre les sexes comme si c’était l’avenir. Cependant, il y a des lois naturelles qui s’abrogent de tout ce que l’humain veut bien mettre en place.

En matière de séduction, les femmes gardent toujours un avantage considérable.

 « L’homme propose, et la femme dispose. »
Jules Renard

Cette vision est dénoncée comme archaïque, pourtant, elle se manifeste de centaines de manières dans notre quotidien.

Dans les statistiques sur le célibat, beaucoup plus d’hommes sont célibataires que de femmes pour un nombre presque égal.
Les sites de rencontres sont largement à l’avantage des femmes car elles doivent rarement payer pour s’inscrire contrairement aux hommes, par exemple avec le site adopteunmec.com qui présente les hommes comme de la marchandise dont les femmes peuvent disposer.
Sur les réseaux sociaux, les femmes sont aussi bien plus sollicitées en demandes d’ami, en messages privés … Combien de likes et de commentaires sont distribués aux femmes comme un clin d’oeil qui leur dit « tu me plais » ?

Pour les endroits spécifiques aux rencontres comme les boîtes de nuit ou aux relations charnelles comme les clubs libertins. Les femmes ont presque toujours des tarifs très préférentiels. Cela peut aller d’une centaine d’euros pour les hommes à la gratuité pour les femmes, permettant d’équilibrer le ratio hommes/femmes  (l’offre et la demande) pour que les soirées soient agréables pour tous.

Draguer de rue et harcèlement de rue

Aujourd’hui, un mot est largement abusé, c’est celui du harcèlement.

Il est comme impossible d’harceler des inconnus dans la rue. Car à la différence d’une agression, le harcèlement insiste sur la répétition des actions : c’est plusieurs agressions verbales et/ou physique sur une même personne par une même personne.

Les courants du féminisme moderne donnent cette définition qui s’apparente en fait à une agression (sexiste) :
« Le harcèlement sexiste se caractérise par le fait d’imposer tout propos ou comportement en raison du sexe (…) qui a pour objet ou pour effet de créer une situation intimidante, humiliante, dégradante ou offensante. (…) Le harcèlement sexiste peut prendre des formes diverses comme des sifflements, des commentaires sur le physique, des injures. »

Le seul point sur lequel nous pouvons joindre le mot harcèlement, c’est sur l’expérience psychologique de la personne qui en est victime. Quand plusieurs individus t’agressent sur un intervalle de temps restreint, cela en laisse l’amère sensation.

Par contre, dans les vidéos que j’ai réalisées, nous sommes face d’un cas de harcèlement.

La limite entre agression et séduction

Il est important de ne pas faire d’amalgames entre ces personnes timides, seules et anxieuses sociales, et d’autres qui veulent exercer une domination physique ou sociale.

Je m’attriste de voir qu’aujourd’hui, on ne fait plus aucune nuance. On avance même des études qui annoncent que 100% des femmes auraient déjà été victime de harcèlement (agressées verbalement ou physiquement) dans les transports en commun, sans préciser que cette étude repose que sur un échantillon très restreint de population de la banlieue parisienne. Et non loin de cette vision d’horreur, cela ne laisserait-il pas entendre que 100% des hommes agressent des femmes dans les transports en commun ?

Le féminisme moderne a instrumentalisé cette problématique sûrement en espérant la résoudre. Mais pointer une frange très large de la population, à savoir les hommes, n’est-ce pas là aussi une manière de stigmatiser, diviser, créer plus d’incompréhensions ? N’est-ce pas aussi du sexisme ? Comment pourrons-nous arriver à mettre fin au sexisme si on se renvoie constamment la balle ?

Réflexion à suivre.

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