Les animaux ne sont pas très très gentils

L’homme ou l’animal : qui est le plus méchant ?

Très souvent, dans l’inconscient collectif, il semblerait que l’humain soit méchant et les animaux gentils. Comme si notre espèce serait la seule à s’adonner à toute sorte de perversités.

Il ne suffit pas de creuser bien plus loin que les vidéos de chats et chiens mignons pour se rendre compte que l’humain s’est affranchi de beaucoup de ses vices quand certains animaux baignent dans toutes sortes immondicités. Le chat qui torture ses proies pour s’amuser, l’otarie qui force des manchots à des rapports sexuels jusqu’à la mort, des parades nuptiales cannibales  et j’en oublie ..

Évidemment, chez l’humain, la criminalité existe toujours, mais elle n’est pas une norme et surtout elle est punie par la loi, quand les animaux sont pardonnés car pour eux « c’est naturel » « ils ne comprennent pas ce qu’ils font ». L’Homme se pose des questions sur l’éthique et la morale, les animaux n’en connaissent guère l’existence.

Les animaux domestiques et d’élevage

Une très grande partie du monde animal que nous côtoyons n’est que le fruit de ce que l’homme a créé et façonné donc si vous faites partie de ceux qui ne fréquentent que très peu les humains, mais qui aiment par dessus tout les animaux, il faut au moins reconnaître que c’est nous qui avons créé cette forme de vie et de cohabitation.

Pour qu’une espèce puisse être domestiquée, j’ai remarqué que c’était beaucoup plus simple en fonction d’où elle se plaçait sur la chaîne alimentaire. S’il y a une domination physique de l’animal sur l’homme, le risque zéro n’existe pas. Et la garantie sur le long terme qu’aucun accident n’arrive se joue jusqu’à des dizaines de générations. On ne débarrasse pas une espèce de son instinct de prédation du jour au lendemain, d’autant plus qu’il peut revenir très vite aussi.

On arrive aussi à créer de nouvelles espèces hybrides, dans des buts de recherche mais aussi simplement pour de nouvelles formes esthétiques. Certains traits sont des fois poussés à des extrêmes tels que des problèmes de santé récurrents surgissent comme l’hypertension chez les boxers ou les problèmes de vertèbres chez les chiens saucisse.

Chez les animaux d’élevage, la productivité est recherchée, plus de lait pour les vaches, plus d’oeufs pour les poules et plus de tout pour tout. De réelles questions éthiques se posent quand l’animal n’arrive plus à supporter son propre corps et qu’il est condamné à vivre dans la souffrance.

Quand la connaissance du monde animal s’arrête à nos relations avec des animaux domestiques

Notre mode de vie moderne nous a tellement déconnectés du monde sauvage qu’on n’a plus aucune idée du rapport à la nature et aux autres espèces. On se demande : « Est-ce que je dois tuer cette mouche qui s’est posée dans mon assiette ? » comme une question follement existentielle alors que des millions d’insectes viennent s’écraser sur nos moyens de locomotion. Doit-on pour autant tous rester à pied ?

Dans des pays où l’homme cohabite encore avec la nature, comme au Brésil, en Afrique, en Amérique aussi, la machette et les armes sont les outils de tous pour pouvoir faire face aux dangers de la nature. Un serpent glissé dans les hautes herbes, un léopard qui passe dans le jardin, il y a beaucoup d’endroits où il n’est pas rare que l’humain sauve sa vie de terribles prédateurs. Alors quand on est confronté quotidiennement à ce type de réalités, cela nous rappelle qu’on a des amis dans la nature mais aussi beaucoup d’ennemis dans le monde sauvage.

Encore une fois, l’humain cohabite avec la nature qu’il a apprivoisé, qu’il a domestiqué, c’est nous qui avons façonnés ce monde, pour le reste, la loi du plus fort est encore bien souvent la première qui prime.

Pour finir, dans cette vidéo, je ne pensais pas que certains (une minorité) allaient autant s’offusquer par le ton très léger que j’ai pourtant pris. Respecter la nature et les animaux, mais pourquoi pas commencer par respecter ses propres congénères ? On n’est pas toujours obligé d’être accord mais on peut réussir à s’entendre ? N’est-ce pas le gage d’une société libre ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *